Les personnalités politiques sont-elles des marques comme les autres? Dans quelle mesure est-il riche et fécond de les penser comme telles – c’est-à-dire de façon métaphorique? La situation est-elle identique en Europe et aux États-Unis? Est-ce un simple effet de mode ou le reflet d’une dynamique plus profonde? Comment s’opère l’importation, d’une part des concepts, d’autre part des techniques et des outils propres au marketing commercial, à l’intérieur du champ politique? Quelles sont les conséquences de cette importation sur les comportements électoraux, les partis et, en fin de compte, sur l’espace démocratique lui-même? Les idéologies ont-elles encore leur place et leur pertinence dans l’univers des marques politiques? Autant de questions qui sont au cœur de ce cinquième numéro des Cahiers PROTAGORAS. Dès lors, sur la base de cas concrets et à partir d’un arsenal théorique toujours solidement étayé, les études réunies ici s’attacheront à analyser les évolutions, permanences et tendances fortes de la communication politique et de ses artisans – les «fabricants de messages». Les stratégies et les méthodes (qu’elles soient nouvelles ou non) de ces derniers feront l’objet de réflexions de fond capables de relever la valeur autant que la logique de la métaphore initiale. On verra alors que les marques politiques peuvent représenter – au moins dans une certaine mesure – un moyen de faire émerger du sens là où celui-ci, de plus en plus, paraît vacant.

  • Page 3.   Préface –  Pourquoi communiquer au service de la chose publique
  • Page 5.   Propriétés de la marque politique
  • Page 25. Présidentielle 2017 : le b randing selon Emmanuel Macron, ou l’apogée des marques en politique
  • Page 49. « E-Branding » politique, ou comment les dirigeants politiques deviennent des marques média
  • Page 59. BOOK REVIEW : Francesco Nicodemo, Disinformazia. La comunicazione al tempo dei social,
    Venezia, Marsilio Nodi, 2017

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